Une hache en bronze décorée   

La hache du site de Tarquinia est un objet en bronze de bel ouvrage, datant du premier quart du VIIe siècle avant J.-C., pesant 1,2 kilogrammes.  Ce type de hache est apparu au Xe s av. J.-C. Les décorations ornant la tête de cette hache sont géométriques, elles consistent en des ensembles de lignes formant des carrés autour desquelles on peut retrouver des petits ronds rappelant les motifs décorant les décors de céramique villanovienne de Tarquinia.       

Le contexte de découverte      

L’objet a été mis au jour dans la zone Alpha devant un bâtiment nommé « edificio Beta », construit au début du VIIe s av. J.-C. C’est en face de la porte d’entrée de ce bâtiment que fut retrouvée la hache dans la plus profonde des deux fosses creusées dans le sol, l’une de 35 cm de profondeur et l’autre de 20 cm. L’arme de bronze se trouvait avec un bouclier et un lituus, placés les uns sur les autres et repliés (sauf la hache), constituant un ensemble nommé « bronzi di Tarquinia ».

Un usage sacrificiel

Cette hache a pu servir dans le cadre religieux des sacrifices animaux. Selon Maria Bonghi Jovino cet usage est attesté lors des rituels religieux, sacrifices et autres cérémonies importantes de l’époque. Cet aspect cérémoniel de la hache est conforté par les autres éléments en bronze l’accompagnant : le lituus, une trompette utilisée lors des cérémonies sacrificielles et le bouclier de cérémonie et non de combat. La hache a toutefois déjà dû servir à verser le sang car son usage premier était le sacrifice d’animaux tel que des chèvres ou des cochons comme nous pouvons le déduire en voyant les ossements animaux à côté desquels la hache a été enterrée.

Bibliographie

Bonghi Jovino Maria, The Tarquinia Project : A Summary of 25 Years of Excavation, vol 114, 2010, p. 168-169.

Bonghi Jovino Maria et Bagnasco Gianni Giovanna, “Tarquinia aujourd’hui. Le complexe monumental”, In: Les Dossiers d’archéologie, juillet-août 2007, n. 322, p. 40-45.

Martin Bentz, «Rituels et sanctuaires étrusques, d’une archéologie des tombeaux à une archéologie des cultes», In : Perspective, 2, 2012, p. 303-308.